10 films à voir sur New-York
10 films à voir sur New-York

10 films à voir sur New-York

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas te parler des monuments à visiter à New-York mais des 10 films incontournables à voir sur NYC et qui te donnerons j’en suis sûre l’envie de visiter ou de revisiter cette ville incroyable.

Tout le monde connaît ou croit connaître New-York, car la ville nous semble si familière à travers les films, séries ou livres qui la prennent comme toile de fond. Il faut dire que la ville est particulièrement cinégénique et que des réalisateurs de génie ont su la filmer non pas en tant que simple décor mais comme personnage à part entière.

Pour corser un peu l’affaire, j’ai choisi de ne prendre qu’un film par réalisateur, sinon la filmographie de Scorsese et Allen suffiraient à elles seules à remplir ma liste 🙂

Alors baisse les lumières, prends ton popcorn et partons à la découverte des films emblématiques sur New-York qui m’ont donné envie de découvrir la ville !

1/ Taxi driver (1976)

A tout seigneur tout honneur, commençons par l’un des films qui m’a le plus marqué étant jeune, Taxi Driver de Martin Scorsese, palme d’or au festival de Cannes en 1976. Le synopsis (garanti sans spoiler) est simple : Travis Bickle (génial De Niro) vétéran du Vietnam à la santé psychique fragile travaille comme taxi de nuit à New-York. Il tombe sous le charme de Betsy ( magnifique Cybille Shepperd) assistante d’un sénateur candidat à la présidentielle, mais suite à un incident celle-ci le repousse, ce qui ne fait que renforcer sa paranoïa et son mal-être. Il rencontre alors Iris (Jodie Foster dans un de ses premier rôles) jeune prostituée et se met en tête de la sauver coûte que coûte.

Ici pas de New-York de carte postale, d’ailleurs les monuments les plus célèbres n’apparaissent pas dans le film, mais un New-York sombre, violent, dépravé, sale, interlope et grouillant. C’est le New-York des années 70, de la crise, lorsque la ville était en faillite et avant que Giulani ne s’applique à la nettoyer. La ville dévore les faibles et les rend fous et violents voici la fable de Scorsese dans ce film.

Dans Scorsese par Scorsese des cahiers du cinéma, le réalisateur résume ainsi son film : »le film dans son ensemble découle un peu des impressions qu’a ressenties un homme né à New York et qui y vit. » « Il y a quelque chose dans l’été New Yorkais qui est extraordinaire. Nous avons tourné durant la canicule et il règne une atmosphère nocturne qui s’insinue en vous comme un virus. On la sent dans l’air, on l’a en arrière goût dans la bouche. »

Tu l’auras compris, ce film ne se regarde sans doute pas le dimanche après-midi en famille, mais c’est un must-see pour tout amoureux de New-York (des années 70) et du cinéma tout court.

2/ Manhattan (1979)

Voici le pendant lumineux de Taxi Driver, le Manhattan de Woody Ally, ode d’amour à sa ville de toujours, New-York. La scène d’ouverture est devenue un grand-classique du cinéma : sur l’air du Rhapsody in Blue de George Gershwin, Allen filme en cinémascope dans un sublime noir et blanc, les feux d’artifice sur Central Park, le panorama de la « skyline » de Manhattan à l’aube, l’Empire State Building, le pont de Brooklyn.

En même temps que les images défilent, Woody nous explique son amour pour New-York “Chapitre un : il adorait New York, même si New York métaphorisait le déclin de la culture contemporaine. Il était dur de survivre dans une société insensibilisée par la drogue, la musique stridente, la télévision, les crimes, les ordures…” (Trop agressif. Je ne tiens pas à faire agressif.) “Chapitre un : il était aussi dur et romantique que la ville qu’il adorait. Derrière ses lunettes noires il cachait la puissance sexuelle d’un grand félin.” (J’adore, ça !) “New York était et serait à jamais sa ville.”

Manhattan est ici idéalisée loin des quartiers sordides de l’East Side, de Harlem, du Bronx, de ses SDF et ses peep shows. Mais comme le dira plus tard Allen c’est un film sur un New-York qui n’existe plus : « Malgré les apparences, c’est un film triste. L’histoire de quelqu’un qui voit sa ville comme elle n’existe plus depuis des années, sur une musique qui a l’âge de son rêve et dans le style de films (…) qui était populaire à l’époque. »

Ce film doux-amer sur l’amour et ses désillusions est un petit bijou d’intelligence où l’on retrouve les thèmes chers au cinéaste : amour, amitié, désir, peur de vieillir, peur de mourir. S’il ne fallait ne voir qu’un film dans la filmographie Allenienne ce serait celui-ci (avec Annie Hall que j’adore également !).

3/ Il était une fois en Amérique (1984)

Ah ce film ! qu’est ce que je l’aime ! le grand Sergio Leone abandonne pour une fois les Western et nous dépeint la vie de Noodles (De Niro encore au top) petit mafieux juif, de son enfance sous le pont de Brooklyn avec ses meilleurs amis, jusqu’à son ascension et sa chute. C’est un film d’une beauté inouï magnifié par la musique d’Ennio Morricone, qui parle du temps qui passe, de la nostalgie, de la solitude et de la mort. Un film proustien sur les amours et les amitiés mortes.

Voici ce qu’un critique en disait à sa sortie : « C’est un conte dont il s’agit, dans lequel Sergio Leone nous promène d’une époque à l’autre, des promesses de l’enfance à la mélancolie de la vieillesse, du réel au fantastique, à la recherche du temps perdu« 

Injustement boudé par la critique américaine à sa sortie, caviardé d’une bonne heure, ce film a été depuis réhabilité et figure au panthéon des plus grandes œuvres cinématographiques. Pour s’en convaincre, il suffit de visionner la séquence des enfants avec le pont de Brooklyn en toile de fond et le sort du petit Dominic, tel un gavroche new-yorkais, dont le sort ne peut que nous émouvoir ! En bref, quelle claque !

4/ Le parrain 2 (1974)

Ce film de Coppola est considéré (à juste titre selon moi) comme le meilleur de la trilogie. On retrouve bien entendu notre ami De Niro dans le rôle de Vito Corleone (joué par Brando lors du 1er parrain) et Al Pacino dans celui de Michael Corleone (le fils de Vito). Ce film est novateur dans le sens où il suit en parallèle la vie du jeune Michael de son arrivée en Amérique à son ascension au sein de la mafia, et celle de Michael assoiffé par le pouvoir.

Cette suite, la première dans l’histoire à avoir reçu un oscar, approfondi les relations complexes entre les membres de la famille Corleone et montre comment l’hybris de Michael détruit ses relations (avec sa femme, son frère, ses amis…) et le transforme petit à petit en monstre. Le Parrain II plus qu’une histoire sur la mafia est donc une histoire familiale tragique qui suit la lente descente aux enfers d’un homme profondément seul.

Michael apparaît ainsi comme le double négatif de son père, essayant d’être un bon père de famille, un parrain respecté, mais ne réussissant qu’à inspirer de la peur à sa Famille. Un grand film à voir et à revoir pour son histoire et ses reconstitutions historiques remarquables (la séquence à Ellis Island y est particulièrement émouvante) !

5/ Do the right thing (1989)

Film coup de poing qui a fait connaître Spike Lee dans le monde entier, ce dernier raconte la vie d’un quartier noir de Brooklyn, autour de la pizzeria du coin un jour de canicule et les raisons (dérisoires) ayant conduit à l’émeute. Ce film à la fois drôle et tragique, mettant pour la première fois sous les feux des projecteurs la culture hip-hop et rap, et qui raconte les relations complexes entre les communautés, est malheureusement toujours d’actualité.

La force du film et ce qui lui a été aussi reproché est de ne pas prendre parti pour un camp ou un autre, Spike Lee laissant le spectateur seul juge de la solution qui pourrait être apportée en concluant son film par deux citations contradictoires, de Martin Luther King Jr. et Malcolm X.

Pour finir je ne peux que reprendre l’avis d’un grand critique américain à la sortie du film qui écrivait à son propos « de tous les films de notre temps celui qui s’attelle le plus fermement à une réflexion sur l’état des relations entre ethnies en Amérique« . Il concluait que « le film ne choisit pas son camp, il est équitable avec les deux camps en racontant une histoire qui se passe dans une société qui elle ne l’est pas – équitable ».

6/ New York 1997 (1981)

10 films à voir sur NYC

John Carpenter, cinéaste culte, nous livre ici un film de série B apocalyptique avec le non moins culte Kurt Russel dans le rôle de Snake. L’histoire est somme toute assez simple : En 1997, Manhattan est devenu une immense prison où vivent trois millions de prisonniers. Victime d’un attentat, l’avion du Président des États-Unis s’écrase en plein Manhattan avec des documents ultra-secrets. Snake, un dangereux criminel, est chargé, en échange de sa grâce, de partir à la recherche du Président. Parachuté dans Manhattan, il dispose de vingt-quatre heures pour mener à bien sa mission.

Pour comprendre le film il faut aller à la source, à ce que Carpenter a toujours rêvé de faire : un western. « J’ai voulu faire ce métier pour réaliser des westerns. Mais au moment où j’ai été en capacité de le faire, le western était mort. ». Nous avons donc bien à faire à un western apocalyptique, où Snake l’anti-héros solitaire n’obéissant qu’à ses propres lois fait office de cowboy du futur dans un Manhattan crépusculaire.

Le film décrit un monde dans lequel les autorités politiques et policières ne valent guère mieux que les prisonniers et où Snake tout hors-la-loi qu’il est possède plus de morale que le Président des Etats-Unis.

7/ Frances Ha (2013)

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Voici un « petit film » indépendant que j’adore et qui relate la vie de Frances Ha, jeune New-Yorkaise bobo, attachiante, qui est le pendant 2.0 de Manhattan de Woody Allen avec son cinéma en noir et blanc, son amour de New-York et les tribulations Allenesques de son personnage central sur ses amours, ses amitiés et ses emmerdes.

Voici ce qu’en dit son réalisateur Noah Baumbach « Le film raconte vraiment ce qu’est la vie aujourd’hui à New York pour une jeune fille d’aujourd’hui, comme Frances Ha. Tout est cher, spécialement à Manhattan, et la réalité économique se rappelle donc tout le temps au personnage. Dans toutes les décisions qu’elle prend, il y a une dimension économique, un enjeu financier. Même quand il semble être question de tout à fait autre chose ».

Avec des influences comme Allen mais aussi la Nouvelle Vague (Rohmer, Truffaut) et Carax (ah cette scène de danse géniale dans les rues de NYC), on pourrait craindre un film ampoulé, mais il n’en est rien bien au contraire. Il flotte un sentiment de légèreté et d’allégresse et nous aussi on se prend à envier cette folie propre à Frances qui passe sous nos yeux de l’enfance à l’âge adulte.

8/ West side story (1961)

10  films à voir sur NYC

Forcément, comment passer à coté de cette comédie musicale, qui reprend l’histoire de Roméo et Juliette adaptée aux sixties. Dans le West Side, bas quartier de New York, deux bandes de jeunes s’affrontent, les Sharks de Bernardo et les Jets de Riff. Un ex des Jets, Tony, s’éprend de Maria, la sœur de Bernardo.

Alors qu’à la fin des années 50 le genre de la Comédie musicale (dont les thèmes sont assez mièvres) devient has been, Robert Wise décide de le révolutionner et de raconter un drame social contemporain. Il se fait aider pour cela de Bernstein à la musique et de Jérôme Robbins pour la chorégraphie, deux géants dans leurs genres respectifs.

Des thèmes dits adultes (et encore d’actualité) sont alors abordés comme l’immigration, le racisme et la haine de « l’étranger », les inégalités de sexe, mais aussi la déception face au rêve américain. Le film devient très vite un classique récompensé par 10 oscars, qui démontre que l’on peut faire un film divertissant et intelligent !

9/ La nuit nous appartient (2007)

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Encore un autre réalisateur New-Yorkais, James Gray, dont la filmographie entière est irriguée par la ville de New-York. La nuit nous appartient (devise de la police New-Yorkaise), son chef d’œuvre, avec Joaquim Phoenix et Mark Wahlberg, nous raconte l’histoire d’une famille de deux frères que tout oppose (la police et la criminalité), et qui vont devoir choisir leur camps.

Plus qu’un film policier, il s’agit d’une tragédie shakespearienne, sur la famille, ce qu’elle est, ce qu’elle représente, sur la possibilité ou non de s’en extraire. Elle se rapproche en cela du Parrain de Coppola qui était lui aussi plus qu’un film sur la Mafia mais sur la famille au sens large.

En outre, Gray réussit la gageure de nous restituer l’ambiance dangereuse du New-York des années 80 avec ses avenues désertes et son ambiance poisseuse, les prises de vue ayant été tournées dans les quartiers les plus dégradés de la ville. Un grand film dans la veine des grands réalisateurs américains des années 70-80, à ne pas rater !

10/ Quand Harry rencontre Sally (1989)

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The comédie romantique des années 80, ayant marqué toute une génération avec Meg Ryan et Billie Crystal, et qui pour ma part me fait toujours rire. Harry et Sally s’entendent comme chien et chat. Après la fac ils prennent la même destination, New York, mais ne se reverront que cinq ans plus tard, par hasard, dans un aéroport. Chacun a fait sa vie, ils se sont fiancés. Cinq ans passent encore, ils se rencontrent à nouveau. Tous deux viennent de rompre et dans cette étape difficile, ils se découvrent une vraie amitié. La complicité les rapproche à tel point qu’ils finissent par admettre, ce que leurs amis savaient déjà : ils sont faits l’un pour l’autre.

Le film n’est pas une énième comédie romantique de plus mais le maître étalon de toutes les comédies romantiques qui lui succéderont. Son rythme parfait, ses séquences cultes (la scène de l’orgasme chez Katz’s of course), son émotion, l’interprétation et l’entente magique entre Billy Crystal et Meg Ryan contribuent évidemment à faire du film un véritable bijou, à voir et à revoir !

J’espère que cette liste très subjective de mes 10 films à voir sur New-York t’auras donné envie de voir ou revoir certains de ses films. Et toi quel sont tes films préférés sur New-York ?

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